mercredi 3 septembre 2008

L'attente

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Bonjour à tous,
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Je faisais le compte ce matin et, oui! il y a déjà six mois que Glaces Obscures est sur les tablettes des librairies. C'est fort étrange en vérité de se dire qu'un roman sur lequel est apposé notre propre nom est à la disposition du public. Il s'écoulera beaucoup de temps, sans doute, avant que je ne m'habitue à cette idée. Mais c'est bien ainsi car à chaque fois que j'y repense, le plaisir est toujours renouvellé.
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Vous savez, alors que je m'apprêtais à écrire ce nouveau message, je me disais que ce que j'ai trouvé le plus difficile dans toute cette histoire, c'est l'attente. Depuis que je me suis mise en tête d'écrire un livre et de tenter ma chance dans ce domaine, il y a déjà de cela 8 années, il me semble que ma vie tourne sans cesse autour de ce désir d'écrire et que, par la force des choses, je suis toujours en attente de quelque chose. Pourtant, je suis particulière attachée à cette philosophie qui veut que le chemin est tout aussi important que la destination.
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Par exemple: Lorsque j'ai débuté l'écriture de Glaces Obscures, je ne m'imaginais pas du tout que le trajet pourrait être aussi long pour me rendre jusqu'à l'édition de mon roman (si évidemment j'avais la chance de tomber sur un éditeur intéressé par mon manuscrit) et je tendais déjà vers ce but ultime. Mais lorsqu'on travaille, que l'on a une famille, que le quotidien est plus que rempli des petites choses et obligations de la vie, il ne reste que peu de temps pour se consacrer à l'écriture. Je me suis donc interdite de penser à ce que je considérais comme la ligne d'arrivée et me suis contentée d'écrire et d'espérer que cela ne me prendrait pas trop de temps avant d'apposer le mot "fin" à mon roman. Puis, lorsque ce jour béni est enfin arrivé, la frousse s'est montrée le bout du nez. Car c'est une chose que de vouloir quelque chose mais parfois, s'en est une autre d'aller jusqu'au bout pour y arriver. Moi qui écrivait dans la solitude de mon chez-moi, je devais maintenant sortir de l'ombre et soumettre ce manuscrit sur lequel j'avais tant travaillé aux verdicts des éditeurs. Et c'est là que l'attente est revenue me hanter. Car à chaque envoi à un éditeur, il y a la réponse qui tarde à arriver. Et lorsque c'est un refus, ce qui est très fréquent car, apparemment, il est rare de trouver preneur du premier coup, l'on doit reprendre courage et l'envoyer de nouveau à une autre maison d'édition dans l'espoir qu'il saura enfin intéresser quelqu'un. Et l'attente recommence...
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Il est vrai qu'après la signature du contrat, alors que j'étais en pleine action à retravailler mon roman et que je voyais enfin "la ligne d'arrivée", soit la sortie de Glaces Obscures, cette impression s'est quelque peu estompée. J'ai pensé alors naïvement que ce serait bientôt terminé et que je pourrais oublier jusqu'au mot "attente" lorsque mon roman serait enfin mis en vente. Et bien non! Je peux vous dire qu'il n'en n'est rien. Car il y a quelques mois, lorsque j'ai entamé l'écriture de la suite de Glaces Obscures (alors que je ne sais aucunement s'il verra le jour puisque cela dépend grandement du succès qu'aura le premier tome), je tends de nouveau vers cet aboutissement qu'est l'édition d'un deuxième livre. Et les idées abondent déjà pour une autre histoire que j'ai en tête depuis un moment et une autre encore s'est pointée le bout du nez il y a quelques jours... Désespoir! Je crois que je suis vraiment obsédée par l'écriture!
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Bon! Il faut que je vous laisse... Je dois vraiment aller écrire...
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À +
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Dominique

2 commentaires:

Joanie Dion a dit…

Il n'y a pas de désespoir à avoir la force d'écrire. J'ai personnellement la phobie de la page blanche et je peux dire que tout ce que j'écris, je finis par le jeter. J'ai même déjà brûlé un cahier d'écriture! Alors, profitez de vos talents et si le tome 2 ne sera pas en librairie dans un futur certain, j'espère que vous pourrez au moins m'en livrer une copie à la maison!

P.S. Le copain de ma meilleure amie déteste les romans. Eh bien il mord le vôtre en ce moment! Et ma copine meurt d'envie qu'il le termine pour qu'elle puisse ensuite le lire à son tour. Vous avez fait d'un homme un nouveau lecteur!

Dominique Perrier a dit…

Chère Joanie,

Vous ne savez pas le bien que vous me faites!

En tant que nouvelle auteure, je suis malheureusement condamner à l'attente (eh, oui, je n'en ai pas fini avec celle-là!) et à l'espoir. Car c'est très long avant d'avoir des résultats probants qui nous confirment que nous sommes sur la bonne voie. Seuls les messages d'encouragements de nos lecteurs nous dictent de poursuivent et nous assurent que nos histoires plaisent. Donc, merci infiniment d'avoir pris la peine de m'écrire ce commentaire. Il m'insuffle le courage nécessaire pour continuer à écrire et espérer que Glaces Obscures plaira suffisamment aux lecteurs québécois pour que la suite (surtout qu'à mon avis le tome II sera encore meilleur que le I) puisse voir le jour.

P.S. J'ai écris à mon éditrice afin qu'elle lise votre commentaire. C'est toujours un "plus" de connaître l'opinion du public.

Merci encore de votre gentillesse.

Dominique P.