dimanche 21 septembre 2008

Cent fois sur le métier...

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Bonjour chers visiteurs,

Non, non, je ne vous oubliais pas! C'est simplement que le temps me manquait ainsi que le sujet pour écrire sur mon blogue. Mais voilà, hier soir j'ai constaté qu'une de mes lectrices m'avait laissé un commentaire fort agréable et très encourageant et comme je m'y attendais, cela m'a inspiré un nouveau message à vous écrire ce matin. Merci Joanie de m'avoir relancée sur une autre piste... Je vous répondrai, par le fait même, directement Joanie puisque votre commentaire vous concerne personnellement en plus de toucher également beaucoup d'aspirants auteurs.
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En effet, tout comme vous, quelques personnes m'ont dit avoir écrit des textes pour les détruire par la suite. Eh, oui, vous n'êtes pas la seule! Je ne prétends pas connaître les raisons qui vous ont poussée à prendre cette décision. Mais pour certains, je sais que c'est parfois par déception du résultat de leurs efforts, par gêne que quelqu'un les lise et les juge ou même, tout simplement, sans qu'il ne le réalise pleinement, par manque de confiance en soi.
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Je comprends les sentiments qui peuvent pousser un aspirant auteur à agir ainsi mais il va sans dire que ce geste n'apporte rien de concret. De plus, si quelque chose vous pousse à écrire, c'est que le goût de l'écriture est en vous et ne demande qu'à surgir. Il faut être indulgent face à ce talent qui ne demande qu'à s'épanouir et ne pas l'étouffer impitoyablement.
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Je compare souvent l'écriture à la peinture. Comme je peins depuis plusieurs années, de façon tout à fait autodidacte, il m'a fallu beaucoup de persévérance et j'ai dû retoucher sans cesse mes premières toiles. Et même alors j'en étais plus ou moins satisfaite. Mais même si elles m'apparaissaient naïves et très imparfaites, je ne les ai pas jetées. Car à les regarder, alors que mon regard même évoluait, j'apprenais de mes erreurs et je savais lesquelles je ne referais plus. C'est pourquoi je vous dis: Prenez vos essais d'écriture comme autant de pratiques qui vous formeront. On peut apprendre tant de chose de façon tout à fait autodidacte. Lisez, observez et tentez de créer. Ce n'est qu'ainsi que vous évoluerez. Le secret est dans la pratique. Il faut retravailler à plusieurs reprises le texte déjà écrit. Le premier jet ne sert qu'à raconter l'histoire, à mettre les idées en place. Ensuite, il faut, et ce plusieurs fois, remanier les constructions de phrases, cherchez de meilleurs adjectifs, abréger les phrases qui n'en finissent pas, etc... Et surtout, il faut être objectif face à soi-même et indulgent face à nos erreurs.
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Également, je voulais vous dire merci, chère Joanie, de me faire part de l'intérêt de vos amis envers "Glaces Obscures". Si le coeur leur en dit, je les invite à venir me visiter sur mon blogue et à me faire part de leur opinion. Il me fera plaisir de discuter avec eux.
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Voilà. J'espère, chers lecteurs et visiteurs, aspirants auteurs, que le sujet de ce message vous aura donné l'élan nécessaire pour vous lancer et surtout pour ne pas céder au découragement qui nous guette parfois. Le métier d'auteur en est un solitaire lorsque l'on se retrouve assis devant son ordi. à tenter d'imaginer une histoire qui emportera (en tout cas, c'est le souhait de tout écrivain) d'innombrables lecteurs à notre suite dans notre imaginaire. Mais lorsque nos lecteurs prennent la peine de nous écrire et de nous dire : "Ne lâchez-pas! On aime vraiment ce que vous avez écrit!" C'est la plus belle des récompenses que l'on puisse imaginer.
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Je vous donne donc rendez-vous d'ici peu pour un prochain message. Portez-vous bien.
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Dominique P.

2 commentaires:

Joanie Dion a dit…

Chère Dominique,

Merci pour ces précieux conseils. Il y a une petite voix intérieure qui m'incite de plus en plus à envahir mon Microsfoft Word d'histoires de tout genre. Je laisserai ma main libre de composer ce qu'elle désire et je tenterai de laisser mon esprit critique de côté. Nous sommes parfois plus critique envers nous-mêmes que l'entourage l'est envers nous.

Fort heureusement et en partie grâce à vous, la vie m'envoie beaucoup de signes présentement. Je tenterai de de pas les renier. Probablement que l'envie croissante de créer me rapproche tranquillement vers l'action concrète.

Avec ce que vous venez de citer sur votre blogue, je n'ai vraiment plus rien à perdre à m'y mettre. Il me manque seulement une amélioration de ma qualité du français et une direction plus éclaircie de ce que je voudrais vraiment créer. Or, lorsque j'aurai commencé, ce sera un petit départ dont je serai fière. Un petit bonheur personnel!

Au plaisir!

Joanie

Merci!

Dominique Perrier a dit…

Chère Joanie,

Tant mieux si mes mots ont su vous rassurer et qui sait, peut-être vous donner l'étincelle pour allumer un grand brasier. Le secret est d'y aller avec méthode, une chose à la fois et de ne pas envisager toutes les difficultés probables d'un seul coup. À chaque jour suffit sa peine! Si vous avez quelques amis proches qui partagent votre amour de la lecture, sûrement quelques-uns ne demanderont-ils pas mieux que de vous lire et de vous faire part de leurs commentaires constructifs. Surtout ne vous laissez-pas abattre même si ces commentaires vous atteignent. Ne vous remettez-pas en question pour si peu. Cherchez seulement à améliorer vos écrits en prenant en compte leurs opinions, surtout si ces personnes sont des lecteurs assidus.

Voilà! J'espère vous lire à mon tour, dans un avenir pas si lointain. On ne sait jamais de quoi celui-ci est fait. Mais la vrai clé, le vrai secret, c'est d'y croire envers et contre tout. Comme on dit: La foi déplace les montagnes...

À bientôt chère Joanie, revenez me voir!

Sincèrement!

Dominique